samedi 13 avril 2013

3

France / 31ème Journée : Le Paris SG fait le travail avant de partir à Barcelone
 
Le Paris SG a été s'imposer 2-0 à Rennes samedi lors de la 31e journée du Cahmpionnat de France , ce qui lui permet de conserver sept points d'avance en tête et de pouvoir se tourner sereinement vers le grand rendez-vous de mercredi à Barcelone en quart de finale retour de Ligue des Champions.
Coincé entre les deux manches de ce quart de finale, le déplacement des Parisiens à Rennes avait tout du match-piège, d'autant que Marseille était provisoirement revenu à quatre points vendredi en battant Bordeaux 1-0.
Mais sans faire un match extraordinaire, les joueurs de Carlo Ancelotti ont réussi l'essentiel contre des Rennais (10e) qui les avaient piégés à l'aller à Paris avec une victoire 2-1 décrochée après avoir longtemps joué à 9 contre 11.
Ménez a ouvert le score au bout d'un superbe slalom et Ibrahimovic a doublé la mise en toute fin de partie sur un ballon piqué de Beckham, entré à la pause.
Ancelotti a laissé au repos Thiago Silva (qui souffrirait du genou), alors que Lucas et Jallet ne sont pas entrés en jeu et que Lavezzi n'a joué qu'une demi-heure.
Le titre "est plus proche qu'avant, c'est vrai, avec sept points d'avance, même si le Championnat n'est pas fini", a reconnu le technicien italien en fin de match.
Vendredi, Marseille avait disposé de Bordeaux (9e) sur son score favori: 1-0. C'est déjà la 10e fois cette saison que les Marseillais s'imposent sur ce score. Ce succès leur assure de conserver leur 2e place à l'issue de cette 31e journée puisqu'ils comptent quatre points d'avance sur Lyon (3e), qui se déplacera dimanche à Reims (17h00).

Nancy y croit

Dans les autres matches joués samedi, Nice a réussi une excellente affaire à Toulouse, avec une incroyable victoire 4-3 qui vaut aux Niçois la 4e place provisoire.
Il y a tout eu dans ce match, une ouverture du score au bout de 30 secondes par Bauthéac (3e but le plus rapide de la saison), des boulettes de gardien (Ahamada puis Ospina), des expulsions (Ahamada et Bosetti) et un dénouement incroyable, Anin donnant la victoire à Nice quelques secondes après l'égalisation à 3-3 de Ben Yedder.
Celui-ci, auteur d'un doublé, s'est donc réveillé après une très longue disette. Toulouse est 11e.
Montpellier est 7e après sa victoire 3-1 face à Valenciennes, qui glisse à la 13e place. Camara, Congré et Belhanda ont marqué pour les Héraultais, contre Nguette pour les Valenciennois.
Dans un match qui valait très cher dans l'optique du maintien, Nancy a battu Troyes 1-0 grâce à un beau coup franc de Grange. Avec ce troisième succès d'affilée, les Lorrains remontent à la 18e place, un point seulement derrière Reims (17e) et Evian-Thonon (16e), deux équipes qui ne joueront que dimanche.
Si l'on y croit à Nancy, ça sera très compliqué pour Troyes, dernier avec six longueurs de retard sur la zone verte.
Bastia (12e) a écrasé Brest 4-0 avec à nouveau un festival de Khazri (un but) et Thauvin (deux buts). A Brest, où la semaine a été terrible en coulisses, le remplacement de Chauvin par Martins au poste d'entraîneur risque de ne pas suffire. Les Bretons sont désormais relégables (19e).
Enfin, Sochaux (15e) et Ajaccio (14e) ont fait match nul 0-0.

2

Le député Tammam Salam a été désigné samedi pour former le prochain gouvernement au Liban après la démission de son prédécesseur, et s’est aussitôt engagé à protéger son pays des répercussions du conflit en Syrie voisine.
A l’issue de plusieurs jours de consultations, le président de la République Michel Sleimane a chargé M. Salam, un modéré issu de l’opposition dirigée par Saad Hariri, de former un gouvernement, a annoncé la présidence.
Député de Beyrouth, Tammam Salam, 67 ans, appartient à l’une des plus grandes familles politiques du pays, sans être un poids lourd. Fils de Saëb Salam -six fois Premier ministre entre 1952 et 1973-, il ne jouit pas d’une véritable assise populaire et n’est pas très connu à l’étranger.
Il devrait entamer la semaine prochaine ses consultations pour former un gouvernement, une tâche qui s’annonce difficile car il devra contenter aussi bien l’opposition soutenue par Washington et Ryad que le camp du Hezbollah.
Tammam Salam a été choisi comme candidat de consensus dans un pays profondément divisé, après avoir reçu le soutien de la majorité des groupes parlementaires.
Son prédécesseur Najib Mikati avait démissionné il y a deux semaines en raison de divergences avec le Hezbollah sur la nomination d’un chef de police hostile à Damas, avec en filigrane la guerre en Syrie, puissance de tutelle durant 30 ans au Liban.
«Je m’engage à faire sortir le Liban des divisions politiques qui se sont répercutées sur le plan de la sécurité, à éloigner les dangers de la situation tragique (dans le pays) voisin», a déclaré M. Salam après sa nomination.
Il a tendu la main à toutes les forces politiques libanaises, estimant que son devoir était «d’oeuvrer pour l’intérêt du pays».
Dans une interview à l’AFP, il s’est dit attaché à la politique de neutralité affichée par M. Mikati à l’égard du conflit en Syrie, tout en soulignant que cette stratégie ne serait effective que si toutes les parties y adhéraient.
L’opposition libanaise affiche son soutien à la rébellion syrienne et le Hezbollah est accusé d’aider militairement les troupes du président Bachar al-Assad, qu’il soutient ouvertement.
Plusieurs incidents impliquant des tirs de l’armée syrienne en direction du territoire libanais ont secoué la frontière commune, faisant craindre un débordement du conflit.
M. Salam, considéré comme une voix modérée par rapport aux «faucons» farouchement hostiles au Hezbollah, s’est en outre refusé à dire si son gouvernement serait un cabinet d’union nationale. Le camp du Hezbollah s’est prononcé pour un tel cabinet, de même que le leader druze Walid Joumblatt.
Selon le Premier ministre désigné, la priorité du futur gouvernement sera l’organisation des législatives, prévues en juin mais menacées de report faute d’accord sur une nouvelle loi électorale.
Médias et experts ont souligné le rôle de l’Arabie saoudite, très influente au Liban, dans la nomination de M. Salam.
Le quotidien libanais pro-syrien Al-Akhbar a accusé Ryad de mener un «contre-coup d’Etat» visant le Hezbollah et la Syrie. Il faisait référence à la chute en 2011 du gouvernement d’union de Saad Hariri après la démission des ministres du parti chiite, une initiative qualifiée alors de «coup d’Etat» par le camp anti-Hezbollah.
Tammam Salam a été ministre de la Culture entre 2008 et 2009. Il a fait des études d’économie et de gestion en Angleterre et est marié et père de trois enfants.
En vertu du système politique basé sur un partage du pouvoir à base confessionnelle, le poste de chef de l’Etat est attribué à un chrétien maronite, celui de Premier ministre à un musulman sunnite et celui du chef du Parlement à un musulman chiite.

1

Karim Ghellab et Cheikh Biadillah à Marseille pour le premier Sommet des présidents de parlements UpM
 
Les présidents des Chambres des représentants et des Conseillers, Karim Ghellab et Mohamed Cheikh Biadillah, représentent le Maroc au Premier Sommet des présidents des parlements de l'Union pour la Méditerranée (UpM), qui a entamé ses travaux samedi à Marseille (Sud de la France).
Convoquée par le président du Parlement européen et président en exercice de l'AP-UpM, Martin Schultz, cette réunion viendra clôturer dimanche les travaux du 2-ème Forum de la Fondation Anna Lindh et du 3-ème Forum des Autorités Locales et Régionales de la Méditerranée, dans une démarche "inédite" favorisant l'échange entre la société civile, les élus locaux et les parlementaires, de 43 pays des deux rives, pour une vision commune de la Méditerranée.
"C'est typiquement un dialogue entre les responsables politiques et la société civile", à l'issue duquel "va naître une déclaration" pour une vision commune de l'UpM et surtout "un appui politique de tous ces parlements à cette idée de mettre un avenir commun sur des problématiques communes dans la Méditerranée" que le Maroc "soutient très fort", a confié à la MAP, M. Karim Ghellab, également vice-président de l'AP-UpM.
"Le Maroc est très engagé dans l'UpM et soutient très fort cette idée de réunion autour d'Union pour la Méditerranée pour la promotion d'un avenir commun dans cette région", a souligné le président de la Chambre des Représentants qui a participé samedi, avant l'ouverture du Sommet, à un échange avec la société civile dans le cadre du Forum Anna Lindh, placé sous le signe "Citoyens pour la Méditerranée".
Il a insisté sur la nécessité "de changer de dimension de l'Union pour atteindre une taille critique du projet qui peut réellement asseoir la crédibilité de la traduction de ce concept général en réalité pratique pour les citoyens", sans manquer de se féliciter de la dimension tripartite parlementaires-élus locaux-société civile promue par le forum, présidé par M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh.
"C'est l'interpénétration de ces mondes qui ne travaillent pas suffisamment ensemble", a relevé M. Ghellab qui met notamment en avant l'apport de la nouvelle constitution marocaine qui "a installé la nécessité pour le parlement de travailler avec la société civile, notamment au niveau des lois et des propositions de loi".
D'où ses attentes de cette interface qu'"elle féconde d'idées, de pratiques et de mobilisation nouvelles sur cette question".
"Nous attendons de nouvelles idées, à la fois au niveau conceptuel que des principes généraux, des idées d'ordre pratique, de bonnes expériences, pour le développement de la région de la Méditerranée", a-t-il conclu.
Le sommet des présidents des Parlements euro-méditerranéens de Marseille auquel assiste également le secrétaire général de l'UpM, le marocain Fathallah Sijilmassi, est la première rencontre de haut niveau à se tenir depuis le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UpM réuni à Paris en 2008 et le premier rendez-vous politique régional après les révolutions arabes.
"Ce sommet sera l'occasion de démontrer que les Présidents des parlements sont prêts à combler le vide de leadership politique qui a marqué l'UpM ces dernières années", avait promis le président du Parlement européen, Martin Schulz, en annonçant cet événement.
"Nous, les Présidents des parlements, voulons souligner l'importance de donner un coup d'accélérateur à la mise en oeuvre des projets de l'UpM à l'heure de bouleversements politiques et économiques régionaux majeurs", avait il dit, soulignant la nécessité de "renouer le lien entre les citoyens des deux rives et de répondre à leurs attentes communes".
Il se dit convaincu que "pour réussir le pari des transformations démocratiques en cours dans les pays méditerranéens, nous avons besoin de parlements forts, efficaces et à l'écoute des citoyens."
Ce sommet prendra en effet le relais du forum civil organisé par la Fondation Anna Lindh qui a réuni Marseille un millier de représentants de la société civile, des jeunes, des artistes, des élus locaux et des acteurs économiques des deux côtés de la Méditerranée.
Les Présidents des parlements recevront les propositions du Forum et formuleront ensuite leurs propres recommandations aux instances gouvernantes de l'Union pour la Méditerranée.
L'AP-UpM, dont le Maroc fait partie, est l'institution parlementaire du "Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée".
Créée en décembre 2003 à Naples, elle vise à impulser le développement du partenariat euro-méditerranéen, exercer un contrôle sur les actions et projets de ce partenariat et adopter des résolutions et recommandations, à l'intention des conférences ministérielles de l'UpM.